Bertrand Zibi : Ses proches soupçonnent des actes de torture

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Incarcéré à la prison centrale de Libreville depuis plus d’un an, le député démissionnaire du Parti démocratique gabonais (PDG), soutien de Jean Ping à la présidentielle de 2016, aurait subi des actes de torture ces derniers jours. Sa famille a écrit au patron de la prison pour exiger, entre autres, qu’il soit consulté par un médecin mandaté par les autorités américaines.

 

Les nouvelles au sujet de la santé de Bertrand Zibi Abeghe ne sont pas bonnes. L’ancien député démissionnaire de Bolossoville (Minvoul) a été vu par ses avocats, le 17 janvier, dans un «état de santé très préoccupant». Sa famille qui a écrit, mardi 23 janvier, à Paul Mitombo, le directeur général de la prison centrale de Libreville, accuse les matons de «tortures et sévices corporels» sur son parent. Elle exige «qu’il soit vu par un médecin mandaté par les autorités américaines et qu’il reçoive des soins».

Selon sa famille, Bertrand Zibi Abeghe «aurait été cagoulé, enchaîné et battu à tour de rôle par une escouade de 10 personnes», il y a quelques jours. Motif : les gardes pénitentiaires auraient retrouvé dans la cellule qu’il partage avec sept autres détenus un téléphone portable. Celui-ci lui appartenait-il ? Nul ne le sait. Il ne demeure pas moins que l’ancien député du PDG, soutien de Jean Ping à la présidentielle de 2016, continuerait de payer cher cette découverte. «Il se trouve dans une cellule excentrique dans le noir, où il ne peut ni s’allonger ou s’asseoir», rapportent dans leur lettre ses parents, qui ajoutent qu’avant le 17 janvier, il avait passé trois jours sans boire ni manger. Un «traitement inhumain», déplore la famille qui exige également «qu’il sorte de l’isolement».

Bertrand Zibi Abeghe est en prison depuis un an et quelques mois. Il est soupçonné, entre autres, d’avoir initié les violences et les dégâts matériels à la suite de la réélection contestée d’Ali Bongo le 31 août 2016 à Libreville. Depuis, la date de son procès reste toujours à déterminer. Ses proches seraient empêchés de le voir depuis un mois, de même que les autorités consulaires américaines. Bertrand Zibi Abeghe a acquis la nationalité américaine en octobre 2011.

Source : GabonReview

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